Kayak



Le Canoë, embarcation composite, contrairement à la pirogue de base, existait dans tout le continent nord-américain, et une variante appelée Kayak, une palindrome reflétant la symétrie du bateau, était aussi utilisé par les peuples du cercle arctique, Lapons, Inuit ( Esquimaux ), Aléoutes, Tchouktches, Koriaks, et datant d'au moins 4000 ans. On le retrouvait au sud du Gröenland, en Sibérie Orientale, et an Alaska. Il est très probable qu'il est ait largement répandu durant l'ère glaciaire tant les méthodes de constructions retrouvées partout sont proches. Il est contitué traditionnellement d'une coque en bois flottés et os de rennes, liés par des tendons et nerfs et cuirs de mammifères marins, recouverts de peaux de phoque cousues, avec une étanchéisation faite d'un mélange variant selon les régions.

Le Kayak est la plus célèbre embarcation du cercle arctique. Il est léger, facilement transportable à dos d'homme, symétrique, long d'environ quatre mètres, large de 50-60 centimètres, et sa seule ouverture est un trou d'homme dont la solidarité avec l'anorak du pagayeur est assurée par une jupe totalement étanche. Une nécéssité car l'embarcation est très rapide mais aussi très instable. Une des techniques de base de son maniement est en effet l'"Esquimautage" qui consiste à se redresser en se servant du corps et des pagaies lorsque l'on s'est retourné la tête en bas. La pagaie double est aussi une des caractéristiques de ce bateau. Le Kayak était avant tout une embarcation individuelle de pêche, sans doute la meilleure. Elle était non seulement très rapide, mais aussi très furtive et était parfaite pour l'embuscade et la poursuite de mammifères marins, mais aussi pour la chasse en groupe, comme la traque des caribous traversant un fleuve.

Le Kayak, dont la connaissance en occident à réellement débuté à la fin du XIXe siècle, est devenu progressivement un sport populaire et les formes et matériaux de constructions se sont adaptés au monde moderne. La fibre de verre, le plastique, le contreplaqué, sont devenus des matériaux courants, les esquimaux modernes eux-même n'ayant plus recours aux anciennes méthodes de costruction dont le savoir-faire perdure encore cependant.