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Galère Maltaise (1580)
Extrait de l'article "le grand siège de Malte" (février 2011): Galère de l'Ordre de Malte, typique des années contemporaines de Lépante. Le rostre ne servait guère que de "passerelle" en cas d'abordage... Elle possédait des avirons maniés par cinq hommes, "a scaloccio" les galères amirales jusqu'à huit. Les galères Maltaises avaient entre 26 à 30 bancs (donc jusqu'à 60 avirons), 260-300 rameurs et presque autant de troupes, servants de couleuvrines et balistes qui complétaient les 6 pièces lourdes (de 6 à 48 livres) de front. L'essentiel des arquebusiers prenaient d'ailleurs place sur le gaillard d'avant. (Source : Maquette du musée de la Valette) La galère au XVIe siècle n'était guère différente des galères du siècle précédent, tant le concept était abouti en soi. La principale différence portait sur le prefectionnement de l'artillerie, reporté sur la gaillard d'avant, lui-même reculé pour éviter que le poids de ces pièces n'enfonçent trop la proue par temps de houle. Il est bien évident que par ses caractéristiques, la galère ne sortait que lorsque la météo était optimale. Prise dans la houle, la nage n'aurait eu aucune utilité. La poupe qui servait de pont ouvert pour les offiiers était recouverte par le talar et dominait entièrement le pont. Il protégeait les officiers, ce qui n'était pas le cas des forçats, à raison de trois, quatre ou cinq pour chaque aviron, selon le rang de la galère. Le modèle ci-dessus était une patronne, comandant une flotille de galère, opérant en escadres avec le navire-amiral de l'ordre des chevaliers de Malte, la grande caraque. Cette galère possédait six pièces de front, alors que la majorité des galères "standard" n'en avaient que 3. En revanche, de nombreux pierriers étaient montés sur les gaillards en complément des arquebusiers. |
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